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Actualité

L’Antiquité entre mythe et histoire : Périclès, Sparte et Alexandre

Date(s)

le 6 janvier 2021

de 17h30 à 19h30
Lieu(x)
Visioconférence

Présenté par Diane CUNY

Intervenant

Diane Cuny est maître de conférences en langue et littérature grecques à l’université de Tours.
Ses recherches portent sur la tragédie grecque, l’histoire des idées, l’étude et le traitement des grandes figures mythologiques. Elle est responsable du module de Cultures méditerranéennes et codirige le Master Cultures et Patrimoines de la Renaissance au Centre d’études supérieures de la Renaissance.


 

Présentation du cycle thématique.

Dans une perspective diachronique, ces trois séances nous permettront de nous interroger sur la façon dont une cité (Sparte) et deux figures majeures de l’histoire grecque (Périclès et Alexandre) ont été perçues et reconstruites de l’Antiquité à la période contemporaine. La façon dont l’Antiquité est décrite et réinterprétée est très révélatrice des enjeux politiques et culturels contemporains.

Séance le 06 janvier : Périclès, chef exemplaire ou politicien sans scrupule ?

Si, à la suite de Thucydide, Périclès apparaît souvent aujourd’hui comme l’incarnation du chef exemplaire et intègre, il a aussi été victime des préjugés antidémocratiques de l’Europe monarchique qui l’a plutôt présenté comme un politicien sans scrupule et un beau parleur, discrédité par sa vie privée.

Séance le 13 janvier : Sparte entre mirage et réalité

Sparte a été exaltée pour son mode de vie austère et égalitaire, la stabilité de ses institutions et le patriotisme de ses soldats, mais la formation de la jeunesse, le contrôle de l’État sur la vie du citoyen et la vie en commun ont conduit à une réappropriation idéologique aussi bien au moment de la révolution montagnarde que dans l’Allemagne hitlérienne et l’extrême droite.

Séance le 20 janvier : Alexandre le Grand. De la figure historique au film d’Oliver Stone

Après un rappel des principales étapes de la vie d’Alexandre, nous nous intéresserons à l’image ambivalente qu’a laissée le fils de Philippe II : le plus grand conquérant de l’Antiquité, admiré pour ses victoires militaires et son habileté politique, a été idéalisé et de nombreux dirigeants de César à Louis XIV se sont identifiés à lui. Mais Alexandre incarne aussi les dangers de l’exercice solitaire du pouvoir et le risque de tyrannie. Son histoire, récupérée par des moralistes, a été utilisée pour mettre en garde contre les passions et rappeler la fragilité de l’existence. Le film d’Oliver Stone (2005) a fait l’objet d’interprétations politiques dans le cadre d’un parallèle avec l’intervention américaine en Irak en mars 2003.