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Cycle thématique. Les avocats qui ont fait l’histoire

Date(s)

le 2 décembre 2020

de 17h30 à 19h30
Lieu(x)
Amphi Beaumont

Intervenant Vincent Cottereau

Avocat Honoraire au barreau de Tours, ancien Bâtonnier, ancien Maitre de Conférences à l’Université François Rabelais de Tours. Médiateur et consultant en management de crise.

Présentation du cycle thématique.
Ce cycle thématique permettra de découvrir des avocats et des procès qui ont marqué l’histoire de la justice en France.
Séance du 02 décembre : Clément IV - un avocat de légende.
Né au XII° siècle à Saint-Gilles prés de Nîmes, mort à Viterbe en Italie le 29 novembre 1268, Guy Foulques est un personnage d’exception. Docteur en droit civil, professeur il est juriste et clerc. Avocat du roi, conseiller de Saint Louis, il rédige des ordonnances importantes. Il est successivement, évêque du Puy et archevêque de Narbonne avant d’être élu pape alors qu’il est en voyage. Ami de Saint Thomas d’Aquin, il est capable du meilleur comme du pire. Doté d’un véritable talent de médiateur, il illustre son pontificat par une politique ambitieuse. Il se révèle aussi être le plus intransigeant des rigoristes et le plus théocratique des papes du XIIIème siècle, capable d’autoriser la torture dans les causes d’hérésie.
Séance du 09 décembre : La défense par la plume
Avant la Révolution, l’avocat ne plaidait pas en matière criminelle. Les défenseurs présentaient leurs arguments par écrit en diffusant des versions imprimées de leurs mémoires appelés Factum. Un exemple de l’utilité de ces mémoires est donné par l’affaire Calas indissociable du nom de Voltaire. Le recours à la plume fut aussi le choix de Louis XVI pour sa défense. Choix qui ne lui a pas réussi !
Séance du 16 décembre : Jacques Isorni - l’avocat de tous les combats
Il incarne la défense dans son expression la plus noble. Avocat des communistes sous l’occupation, il fut aussi celui de Robert Brasillach, écrivain et journaliste auquel on reprochait son intelligence avec l’ennemi et dont le procès s’ouvre le 19 janvier 1945 à 13 heures pour se terminer à 19 heures par une condamnation à mort. Quelques mois plus tard à l’âge de 34 ans, premier au concours d’éloquence, Isorni rencontre pour la première fois le 16 mai 1945 le Maréchal Pétain. Incarcéré au Fort de Montrouge, celui-ci est appelé à comparaitre devant la haute cour de justice pour avoir entretenu des intelligences avec l’ennemi. Il se crée une véritable complicité entre le maréchal et son défenseur, le second disant au premier : « Monsieur le Maréchal je vous fais don de ma personne. »