Michèle Boiron, maître de Conférences – Université François-Rabelais – est membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Touraine, bibliothécaire honoraire de la Société archéologique de Touraine. Quarante ans enseignant-chercheur à la Faculté de médecine de Tours, physiologiste, elle se passionne aussi pour l’histoire et le patrimoine de la région. Enthousiaste, commissaire d’expositions, elle aime partager ses trouvailles. Présentation de la conférence. Ferdinand Dubreuil (1894-1972), ce fils de mineur doué pour le dessin ne fera pas les Beaux-Arts. Il entre à la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans. Mobilisé en 1914, il a 20 ans. Autodidacte, il se passionne pour la gravure sur bois. Récompensé au Salon, le voilà Sociétaire des Artistes Français. Amoureux du patrimoine, ses albums de gravures, des livres d’art, magnifient les villes de Touraine, son pays d’adoption : Chinon, Loches, Amboise, Tours… Dans ses livres d’artistes, il raconte avec ses amis écrivains la vie des illustres : Rabelais, Ronsard, Balzac… Artiste au grand cœur, Ferdinand Dubreuil a mis son talent dans ses actions de bienfaisance. N’a-t-il pas été empreint d’entraide et de solidarité durant toute sa jeunesse auprès des gueules noires ? « Survivant de la classe 14 », comme il dit, à la tête d’associations d’anciens combattants, ses camarades, il a su exprimer la souffrance des soldats. En rendant hommage aux mineurs et aux cheminots, il a glorifié leur travail harassant. Peintre, illustrateur au style réaliste, cet artiste attachant, ce monstre de créativité, témoin engagé du milieu du XXe siècle, a eu une vie époustouflante que nous vous ferons découvrir. Ferdinand Dubreuil. 40 ans entre Touraine et Bourbonnais, Michèle Boiron, 2025, 360p. 444 ill., éditions LA SIMARRE