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L’Angleterre victorienne
Philippe Brillet est professeur de civilisation des Iles britanniques et de la Caraïbe anglophone à l’université de Tours, membre de la section d’anglais du Conseil National des Universités ainsi que du Bureau du Conseil Franco-Britannique.
Docteur en géographie et agrégé d’anglais, il travaille sur la géographie culturelle des îles britanniques et de la Caraïbe anglophone. Par ailleurs docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Tours, spécialiste en santé publique ainsi qu’en pathologie infectieuse et tropicale, il travaille également sur les systèmes de santé et de protection sociale du Royaume-Uni et de la République d’Irlande.
Présentation du cycle thématique. Même si le règne de Victoria est désormais dépassé en durée par celui d’Elizabeth II, il reste dans la mémoire britannique à la fois comme un âge d’or dont il faut tenter de conserver au mieux l’héritage et comme un modèle pour l’avenir. Il fut en effet le temps d’une écrasante supériorité économique (en 1860 60% de la richesse mondiale était britannique), d’une expansion impériale inégalée (lors de leur apogée commune, l’empire français était dix fois moins peuplé que l’Anglais) et, enfin, de la genèse d’un modèle social et culturel inédit qui caractérise encore l’Angleterre d’aujourd’hui.
Séance du 30 septembre Nous commencerons par tenter de cerner le concept d’ ‘Angleterre victorienne’, en examinant, d’abord, comment il s’est mis progressivement en place avant même l’accession de Victoria au trône puis comment il a perduré bien au-delà du décès de la reine.
Séance du 7 octobre Cette longue ère victorienne fut d’abord caractérisée par de profonds changements sociétaux, tant en matière de hiérarchie sociale que de mode de vie, changements qui, ensemble, créèrent ce que l’on appelle l’âge du gentleman.
Séance du 14 octobre En parallèle à ces transformations internes, qu’elle contribua d’ailleurs à concevoir et à financer, l’expansion coloniale dota le Royaume d’une capacité militaire et diplomatique unique en son temps et contribua, encore et peut-être surtout, à élever la fierté nationale à des sommets. L’ère victorienne fut donc, de façon tout aussi importante, l’âge de ‘Empire.